Sans l'ombre d'un témoin d'Elizabeth George : dans les bas-fonds de Londres

Subitement prise d'envie de lire du policier, j'ai sorti ce pavé qui traînait dans ma pile à lire depuis plus de deux ans, dont on m'avait dit beaucoup de bien. J'ai découvert un roman à l'intrigue tentaculaire, mais trop précipitée sur la fin.



Londres, à l'approche de l'hiver. Une série de meurtres sanglants agite New Scotland Yard : un individu s'en prend à des adolescents métis défavorisés et met en scène leurs corps violés et torturés dans un rituel funeste. L'enquête est menée par l'inspecteur Thomas Lynley et son incontrôlable adjointe, le constable Barbara Havers. Pour contenir la presse, l'adjoint au préfet David Hillier met aussi sur l'enquête le sergent Winston Nkata et un curieux profiler venu tout droit des Etats-Unis. Ensemble, ils s'efforcent de démêler toutes les pistes de l'enquête, avant que le serial killer ne frappe de nouveau.

Délinquance juvénile et quartiers glauques
Sans l'ombre d'un témoin est le treizième tome des aventures de Linley et Havers, mais il peut sans problème se lire de manière indépendante. Je n'avais moi-même jamais lu de roman d'Elizabeth George et je n'ai eu aucun problème à me plonger dans ce roman. 

Si j'ai eu des difficultés en revanche, c'est avec le personnage de Barbara Havers, une flic négligée, vulgaire et insubordonnée. Elle m'a hérissé le poil un certain temps, avant que sa compétence ne prenne le dessus sur son caractère de cochon. Une réaction voulue par l'auteur, qui creuse petit à petit le caractère et le passé de tous ses personnages pour les présenter sous leurs multiples facettes.

Malgré plus de 900 pages, l'intrigue tentaculaire est très prenante et ne souffre d'aucune longueur. Je me suis d'ailleurs bien laissée prendre par le déroulement de l'enquête... jusqu'au dernier quart du roman que j'ai trouvé assez prévisible. Malheureusement, le dénouement est un peu facile et beaucoup trop précipité en regard de l'intrigue qui s'étend comme une pieuvre. Dommage, ce roman qui s'annonçait prometteur se termine en déception et sera vite oublié.

Sans l'ombre d'un témoin d'Elisabeth George, Pocket, 2005, 918 pages
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