Carnets noirs de Stephen King : Bill Hodges reprend du service

Après avoir adoré Mr Mercedes l'année dernière, j'attendais la suite avec impatience. Malheureusement, malgré un pitch prometteur, Carnets noirs m'a laissée sur ma faim.


Carnets noirs de Stephen King : Bill Hodges reprend du service

Lecteur assassin
Sur le papier, Carnets noirs avait pourtant tout pour me séduire : une suite à Mr Mercedes qui m'avait beaucoup plu mais surtout, surtout, une histoire de lecteur prêt à tous les crimes pour "venger" son personnage de roman préféré. C'est d'ailleurs, sur le quatrième de couverture, le parallèle avec Misery (mon roman préféré de Stephen King à ce jour) qui m'a mis l'eau à la bouche.

Malheureusement, j'ai trouvé l'intrigue très lente à démarrer. Je suis pourtant habituée maintenant des romans de Stephen King, qui commencent toujours par de longues digressions qui me plaisent en général beaucoup. Là, je me suis surprise à m'ennuyer.

Seconde déception : le personnage de Morris Bellamy, le lecteur assassin. Contrairement à Brady Hartsfield dans Mr Mercedes ou Annie Wilkes dans Misery, qui étaient de bons gros psychopathes, je l'ai trouvé assez pathétique, capable du pire, certes, mais complètement paumé. Chez Stephen King, j'aime sa capacité à inventer des personnages effrayants par leur degré de folie. Pour le coup, Morris ne m'a inspiré que de la pitié et j'ai donc été déçue.

Malgré tout, Carnets noirs reste un roman agréable, surtout vers la fin, qui annonce un troisième tome surprenant, je l'espère. On y retrouve le trio de choc Bill Hodges, Holly Gibney et Jerome Robinson que Stephen King avait inventé dans Mr Mercedes. Comme les parallèles avec l'intrigue du tome précédent sont nombreux, je vous conseille d'ailleurs vivement de lire Mr Mercedes avant Carnets noirs.

Dans ce roman, Stephen King renoue avec le thème de l'écriture, en mettant cette fois-ci le lecteur, et non l'écrivain, au centre de l'intrigue. Mais si l'histoire et les personnages ne m'ont pas totalement séduite, j'ai tout de même apprécié le bel hommage de l'auteur à la littérature comme guide et compagnon de vie.

Carnets noirs de Stephen King, Albin Michel, 2016, 426 pages
2 Commentaires :
  1. Honte à moi,je n'ai lu qu'un king "joyland, à l'occasion je te demanderai conseils.bises

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    1. Il n'y a pas de honte à avoir, mieux vaut prendre le temps qu'il faut et ne pas se forcer :) Bisous

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