Et si la sagesse ne tenait qu'à quelques grands principes universels que l'on trouve dans toutes les religions, toutes les formes de croyance ? Dans L'Âme du monde, le philosophe Frédéric Lenoir délivre les clés qui, quelle que soit la foi, ouvrent à la paix et à la tolérance. Un récit lumineux qui donne à réfléchir sur notre conduite et notre rapport au monde et aux autres.


L'Âme du monde de Frédéric Lenoir : sur le chemin de la sagesse universelle

Sept clés pour vivre un jour en paix
A l'aube d'un cataclysme planétaire, huit sages représentant les principaux courants spirituels du monde se réunissent au monastère bouddhiste de Toulanka, au Tibet. Il y a là une femme chamane, une mystique hindoue, une philosophe européenne, un maître taoïste chinois, un rabbin kabbaliste juif, un moine chrétien, un maître soufi musulman et un moine bouddhiste. Ensemble, ils ont pour projet d'enseigner à deux adolescents les clés de la sagesse universelle, présentes dans toutes les spiritualités. Une manière de célébrer "l'Âme du monde" avant que le cataclysme ne vienne faire table rase de toutes les erreurs des hommes.

La construction de L'Âme du monde est intéressante. Dans le récit même de l'échange des huit sages sont enchâssés des paraboles, contes et anecdotes tirés de différents courants spirituels qui, tous, détiennent les sept clés de la sagesse humaine, désignée par cette expression : "l'Âme du monde". Frédéric Lenoir a fait le choix de les reproduire les uns à côté des autres, en gommant les références religieuses pour en extraire la quintessence. Elles prennent alors l'aspect de vérités universelles applicables par tous, quelle que soit notre origine ou notre religion.

A l'heure où les fanatismes religieux font chaque jour plus de victimes dans le monde entier, la lecture de ce conte philosophique est plus que nécessaire. En puisant dans les textes et récits fondateurs des plus grandes spiritualités, Frédéric Lenoir les met sur un même pied d'égalité : celui du respect de soi et de l'autre, de la tolérance, de l'amour et de la paix
Chacun parle de Dieu, du divin ou de l'Absolu selon la perception limitée qu'il en a. Et aucune religion ne peut prétendre posséder la totalité de la Vérité. Celle-ci s'est comme éclatée en morceaux en se manifestant dans le monde.
J'ai corné bien des pages dans ce petit livre, tellement il y a de passages ou de citations que je souhaite retenir. J'y reviendrai régulièrement pour méditer sur les règles de conduite simples et peu contraignantes qui mènent à la sagesse. Et qui sait, si nous les appliquons et les diffusons autour de nous, peut-être vivrons-nous un jour dans un monde en paix.

L'Âme du monde de Frédéric Lenoir, Pocket, 2016, 146 pages
Je remercie les éditions Pocket pour cette lecture.

La littérature russe intimide souvent car elle a la réputation d'être dense, tourmentée et difficile à lire. Pourtant, elle regorge de chefs-d'œuvre de tous les genres et de tous les styles. Pour vous aider à vous familiariser en douceur à la littérature russe avant de vous attaquer aux incontournables, j'ai ressorti de ma mémoire quelques ouvrages de grands auteurs abordables et qui m'avaient beaucoup plus.


Littérature russe : quelques livres pour bien débuter

1. La Dame de Pique d'Alexandre Pouchkine (1834)
Pouchkine est l'un des plus grands poètes romantiques russes du XIXème siècle. Il a écrit de nombreux poèmes, mais aussi des pièces de théâtre, des nouvelles et des romans. L'une de ses œuvres les plus connues est La Dame de Pique, une nouvelle fantastique dans laquelle un officier tente de découvrir le secret d'une vieille comtesse pour gagner systématiquement aux cartes. Bien que courte, c'est une œuvre très riche qui aborde les thèmes du jeu et de la folie.
Si cette nouvelle vous plaît, je vous conseille ensuite de lire quelques poèmes (Rouslan et Ludmila, Le Cavalier de Bronze), quelques romans (Eugène OnéguineLa Fille du Capitaine) et la pièce Le convive de pierre, sur le thème de Dom Juan.

2. Nouvelles de Saint-Pétersbourg de Nicolas Gogol (1835-1836)
Gogol est un contemporain et ami de Pouchkine. Les Nouvelles de Saint-Pétersbourg est un recueil de nouvelles fantastiques dans lesquelles ses héros sont soumis à des situations absurdes qui les mènent à leur perte. Les plus connues sont La Perspective Nevski, Le Manteau, Le Nez, Le Journal d'un fou et Le Portrait. On y voit très nettement l'aspect maléfique de la ville de Saint-Pétersbourg, qui est un thème très présent dans la littérature russe depuis la création de la ville en 1703.
Pour aller plus loin dans l'œuvre de Gogol, je vous conseille ensuite sa pièce de théâtre Le Révizor et son roman Les Âmes mortes.

3. Premier Amour d'Ivan Tourgueniev (1860)
Tourgueniev est un écrivain progressiste en faveur de la modernisation de la Russie et de l'abolition du servage, dont les œuvres ont été rapidement censurées. Il a donc vécu une grande partie de sa vie en France. Dans sa nouvelle Premier Amour, il raconte l'histoire largement autobiographique d'un père et de son fils amoureux d'une même femme. On y voit apparaître des thèmes qui sont chers à l'auteur, comme la lutte entre père et fils et la méfiance envers l'amour. La dimension psychologique revêt une grande importance dans les œuvres de Tourgueniev.
Par la suite, je vous recommande les Mémoires d'un chasseur, compilation de nouvelles sur les paysans russes (censurée en Russie à sa publication), ainsi que son roman le plus connu, Pères et Fils.

4. Les nouvelles d'Anton Tchekhov (1880-1903)
Médecin de profession, Tchekhov a écrit toute sa vie tout en continuant son métier dans les campagnes russes. Il est très connu pour ses pièces de théâtre et pour sa manière de décrire de manière presque naturaliste la vie quotidienne dans les provinces russes au XIXème siècle. Je vous conseille donc d'abord de lire quelques unes de ses nouvelles (Anne au cou, La Dame au petit chien, La Princesse, Un Royaume de femmes... et surtout le magnifique récit d'initiation La Steppe), puis de lire ses pièces de théâtre (La Mouette, La Cerisaie, Oncle Vania, Les Trois Sœurs...).

5. Les nouvelles fantastiques de Mikhaïl Boulgakov (1924-1925)
Boulgakov est un de ces écrivains incontournables du XXème siècle car ses récits sont souvent satiriques envers le régime soviétique, ce qui lui a valu de nombreux problèmes avec la censure. La plupart de ses œuvres, écrites dans les années 20 ou 30, n'ont d'ailleurs été publiées en URSS que dans les années 60, 70, voie à la fin des années 80. Elles circulaient alors illégalement et se lisaient "sous le manteau".
Avant d'aborder ses deux grands chefs-d'œuvre La Garde Blanche et Le Maître et Marguerite, je vous conseille trois nouvelles fantastiques : Endiablade, Les Œufs du destin (ou Les Œufs fatidiques selon les traductions) et Cœur de chien. On y trouve tout l'art de Boulgakov pour la satire et l'absurde.

J'espère que ces quelques conseils vous donnent envie de découvrir la littérature russe. Si ce sujet vous intéresse, n'hésitez pas à me poser vos questions en commentaires.

Dans ce roman choral à la beauté saisissante, Valérie Tong Cuong raconte le cheminement douloureux d'une famille déchirée vers le pardon. Un roman qui a fait naître en moi des émotions intenses comme je n'en avais plus ressenties depuis longtemps.


Pardonnable, impardonnable de Valérie Tong Cuong : quand l'amour mène au pardon

Dans la lumière salvatrice de l'amour et du pardon
Après une chute à vélo sur une route de campagne, le petit Milo, 12 ans, est plongé dans le coma. A la suite de ce drame, son père Lino, sa mère Céleste, sa grand-mère Jeanne et sa tante Marguerite se déchirent et c'est toute la famille qui vole en éclats. Resurgissent alors les rancœurs, les non-dits, les traumatismes et les secrets inavouables. Après toutes ces révélations, seront-ils encore capables de s'aimer et de pardonner pour se reconstruire ? Existe-t-il encore des fautes impardonnables quand l'amour est assez fort ?

Pardonnable, impardonnable est l'unique livre de Valérie Tong Cuong que j'ai lu, et je suis déjà sous le charme de cet auteur. Dans ce roman choral qui décrit l'éclatement d'une famille à la suite d'un drame dont chacun semble avoir sa part de responsabilité, les personnages prennent la parole tour à tour, dans une sorte de monologue intérieur qui fait rejaillir les blessures du passé. On découvre en chacun des failles, des fautes, des circonstances qui ont construit leur personnalité, conditionnent leur regard actuel sur le monde et les rendent tous touchants à leur manière. 

Le roman se déroule en cinq parties, chacune dominée par une émotion (colère, haine, vengeance, amertume, pardon) qui cheminent vers l'acceptation, à la manière des différentes étapes du deuil. Au début de la lecture, j'ai ressenti comme une immense angoisse, comme si une catastrophe inéluctable était sur le point de se produire. Et puis, d'un coup, le récit est devenu lumineux, apaisant, guérisseur. Marqué par un suspense qui pousse à en dévorer chaque page l'une après l'autre, Pardonnable, impardonnable est un roman profondément humain, qui explore les émotions avec justesse et raconte de manière sublime la puissance de l'amour et la force libératrice du pardon.

J'ai eu la chance de rencontrer Valérie Tong Cuong lors d'un échange organisé par Babelio et les éditions J'ai lu. J'ai été touchée par sa simplicité et sa générosité, par sa sagesse aussi. Pardonnable, impardonnable est un immense coup de cœur que j'offrirai certainement à mes proches, et il me tarde désormais de lire les autres livres de Valérie Tong Cuong.

Pardonnable, impardonnable de Valérie Tong Cuong, J'ai Lu, 2016, 311 pages
Je remercie Babelio et les éditions J'ai lu pour cette lecture.

Je vous en parlais déjà il y a quelques semaines, je me découvre une passion pour les livres de petite enfance. L'un de mes préférés du moment est La famille Tortue paru chez Nathan dans la collection Petit Nathan. Il s'agit d'un livre-comptine spécialement conçu pour les tout-petits, qui permet d'éveiller son bébé à la lecture, à la musique et au toucher !


La famille Tortue : le livre-comptine incontournable pour éveiller bébé

Comptine pour petits doigts
Qui n'a jamais chanté La famille Tortue ("Jamais on a vu, jamais on ne verra / La famille Tortue courir après les rats...") ? Si cette comptine est moins connue que La souris verte, elle reste tout de même un incontournable du répertoire pour enfants et elle revient en mémoire dès les premiers couplets. Je crois même que c'est une de mes comptines préférées.

Ici, le livre met en scène les différents couplets de la comptine. J'ai un gros coup de coeur pour les illustrations toutes mignonnes de Marion Billet qui a un vrai talent pour illustrer les comptines pour enfants. En tournant les pages, on peut chanter les couplets avec son bébé, et ma fille, même si elle n'est pas encore née, l'adore déjà ! Dès que je commence à chanter, elle se met en mouvement, c'est assez magique ! Si vous n'êtes pas à l'aise avec le chant, pas de panique : un flashcode permet d'écouter la comptine.

Ce que j'aime dans ce petit livre, c'est qu'il est 3 en 1 : il permet d'éveiller bébé à la lecture, à la musique grâce au chant, mais aussi au toucher. En effet, il a été réalisé avec la collaboration de Christel Denolle, psychologue et psychanalyste spécialisée dans le développement des tout-petits. Les illustrations sont en fait constituées de pleins et de creux dans lesquels bébé peut glisser ses doigts pour stimuler son toucher. La lecture de La famille Tortue devient alors une véritable expérience sensorielle et un merveilleux moment de partage entre l'enfant et ses parents.

Je suis totalement tombée sous le charme de ce livre et j'ai hâte de le lire à ma fille quand elle sera parmi nous !

La famille Tortue, illustré par Marion Billet, avec la collaboration de Christel Denolle, éditions Nathan, 2016, 12 pages
Je remercie les éditions Nathan pour cette lecture.

Moi qui suis une éternelle gourmande, j'adore cuisiner et pâtisser. J'ai pratiquement tout appris dans des livres, et même si je possède beaucoup d'ouvrages culinaires, je reviens régulièrement aux mêmes. Je vous présente mes 3 livres indispensables pour maîtriser l'essentiel des techniques et recettes traditionnelles en cuisine et en pâtisserie.


3 livres pour (presque) tout savoir cuisiner !

1. Comme un chef : techniques et recettes pour réussir (éditions Larousse)
Ce livre m'a été offert il y a plusieurs années et il ne se passe pas une semaine sans que je m'y réfère. Que ce soit pour vérifier le temps de cuisson d'un légume ou d'une viande, vérifier la recette d'une sauce ou revoir les étapes de découpe d'une volaille, je me dirige toujours vers celui-ci.

Comme un chef est une bible de 650 pages écrite par des chefs à la renommée internationale (dont le français Pierre Hermé). Il se divise en plusieurs chapitres dans lesquels un chef détaille ses techniques et ses recettes autour d'un aspect de la cuisine : les sauces, les volailles, les viandes, les légumes, la pâtisserie, etc. On y trouve des tableaux très pratiques avec les différents temps de cuisson des aliments en fonction de la technique adoptée (vapeur, sous vide, rôti, poché...). Le tout est expliqué avec beaucoup de pédagogie et illustré avec de grandes photos, donc il est pratiquement impossible de faire un faux pas ! J'aime aussi beaucoup les chapitres consacrés aux cuisines du monde (cuisine chinoise, japonaise, indienne...) qui recèlent de nombreuses recettes exotiques.


2. Le Larousse de la cuisine (éditions Larousse)
Ce gros livre de 830 pages est une encyclopédie de la cuisine traditionnelle qui rassemble 1400 recettes. Celles-ci sont triées par ordre alphabétique d'aliment ou de met, il suffit donc de chercher le nom de l'ingrédient ou du plat pour trouver des recettes.

J'aime ce livre car il répertorie l'essentiel des recettes "de base" de la cuisine française. Quand je veux vérifier la recette d'une blanquette, d'une tartiflette ou d'une choucroute, je me dirige vers ce livre. On y trouve aussi des recettes "légères", végétariennes ou un peu plus exotiques. Je me sers aussi souvent de l'index par ingrédient pour trouver des idées de recettes avec les aliments que j'ai dans le frigo.


3. Petit Larousse Pâtissier (éditions Larousse)
Cette petite bible d'environ 450 pages décline un grand nombre de recettes de pâtisserie traditionnelles autour de plusieurs chapitres (pâtisseries classiques, chocolat, fruits, gâteaux de fête...). Chaque recette se déploie sur une double page : les ingrédients et les étapes sur la page de gauche et une belle photo qui donne envie sur la page de droite.

Ce que j'aime dans ce livre, c'est qu'il fait la part belle à la pâtisserie "de maman" et aux recettes décadentes qui ravissent à la fois petits et grands. On est certes un peu éloigné de la pâtisserie très minutieuse et professionnelle qui a le vent en poupe ces dernières années, mais ce livre est rempli de générosité et c'est ce qui me plaît. On peut d'ailleurs trouver des traces de chocolat ici et là sur mon exemplaire, preuve qu'il a bien servi !


Je me rends compte que mes trois indispensables ont été édités chez Larousse. C'est un hasard mais il est vrai que j'aime assez les livres beaux et pédagogiques de cet éditeur. En plus de ces trois là, je cherche l'inspiration culinaire dans de nombreux autres livres, mais aussi sur des sites et des blogs de cuisine.

Et vous, utilisez-vous des livres pour cuisiner ? Quels sont vos indispensables ?

S'il y a bien un livre de Simone de Beauvoir à lire, je pense que c'est celui-ci. Le deuxième sexe est une bible pour qui souhaite comprendre la condition féminine à travers les âges et les différentes sociétés. Une analyse dense mais objective et surtout passionnante !


Le deuxième sexe, tome 1 de Simone de Beauvoir : pour tout comprendre de la condition féminine

Un ouvrage de référence pour comprendre la femme et sa place dans la société
Pourquoi la femme est-elle considérée depuis la nuit des temps comme un être faible, dénué de raison, en proie à des sentiments imprévisibles ? Pourquoi, dans la majorité des sociétés humaines, a-t-elle été écartée, reléguée aux travaux domestiques, privée de ses droits ? Pourquoi, au fond, la femme est-elle considérée comme une étrangère, une Autre par rapport à l'homme ? Tant de questions auxquelles Simone de Beauvoir s'attache à répondre avec méthode et objectivité.

Dans le premier volume du Deuxième sexe, Simone de Beauvoir tente d'expliquer les raisons de la discrimination féminine en s'appuyant sur plusieurs disciplines : biologie, histoire, sociologie, littérature, etc. Sa démonstration s'articule en trois parties. Dans la première, elle réfute les thèses biologique, psychanalytique et du matérialisme historique qui ont chacune essayé de justifier l'exclusion féminine. Ensuite, elle détaille les évolutions de la condition de la femme à travers l'histoire et dans différentes sociétés. Enfin, elle conclut sur les mythes (la vierge, la muse, la belle-mère, etc.) qui ont peu à peu construit l'image de la femme et qui conditionnent les mœurs.

Le deuxième sexe est un ouvrage très dense mais absolument passionnant. J'y ai appris énormément de choses qui m'ont permis de comprendre pourquoi la femme est l'objet de tant de légendes, de traditions et d'opinions bien souvent contradictoires. L'analyse de Simone de Beauvoir est objective, loin d'être vindicative comme on pourrait le craindre. Cela ne l'empêche tout de même pas d'égratigner au passage, de sa plume affûtée, certains partisans de l'infériorité féminine, comme Pythagore, saint Thomas ou Montherlant :
Il y a beaucoup d'autres manières plus subtiles dont les hommes tirent profit de l'altérité de la femme. Pour tous ceux qui souffrent de complexe d'infériorité, il y a là un liniment miraculeux : nul n'est plus arrogant à l'égard des femmes, agressif ou dédaigneux, qu'un homme inquiet de sa virilité. Ceux qui ne sont pas intimidés par leurs semblables sont aussi beaucoup plus disposés à reconnaître dans la femme un semblable.
Attention toutefois : il ne faut pas oublier que Simone de Beauvoir écrit en 1949 et que la condition féminine a beaucoup évolué depuis, du moins en France. Malgré tout, certaines descriptions n'ont pas pu m'empêcher de me faire penser à la situation actuelle des femmes dans certains pays et parfois même encore dans le nôtre. A ce titre, je brûlerais de savoir ce que penserait Simone de Beauvoir par exemple des droits des femmes en Arabie Saoudite, de l'excision ou encore de la pornographie et de l'érotisme à outrance omniprésents dans les sociétés occidentales.

Même si elle n'est pas toujours très accessible, je ne regrette absolument pas cette lecture que je recommande à toutes les femmes et tous les hommes qui ont envie de comprendre l'héritage de la société dans laquelle nous vivons. Pour ma part, je lirai à coup sûr le tome 2.

Le deuxième sexe, tome 1 : Les faits et les mythes de Simone de Beauvoir, Folio, 1949, 408 pages

L'une des vilaines les plus frappadingues de l'univers Batman a enfin son comics attitré, sans le Joker ! Le premier tome de la série Harley Quinn promet une aventure haute en couleurs et fidèle à l'esprit déjanté du docteur Quinzel. Mission accomplie.


Harley Quinn, tome 1 d'Amanda Conner et Jimmy Palmiotti : ça déménage à Gotham !

Dans la tête d'une fêlée
Dans l'univers Batman (mon super-héros préféré), j'ai toujours adoré le personnage de Harley Quinn, cette ancienne psychiatre de l'asile d'Arkham devenue la compagne du Joker. Trop souvent réduite à ce rôle secondaire, la voilà enfin l'héroïne de son propre comics !

Après avoir été abandonnée par le Joker, la demoiselle fait désormais cavalier seul. Elle s'installe dans un penthouse qu'elle vient d'hériter d'un mystérieux donateur avec son meilleur ami, un castor en peluche qui lui sert de confident. Bientôt, elle s'entoure de nouveaux amis qui l'aident à se débarrasser des assauts de nombreux chasseurs de prime depuis qu'un contrat a été mis sur sa tête. 

Ce que j'aime chez Harley Quinn, c'est son tempérament complexe, à la limite de la schizophrénie. Sa capacité à péter les plombs pour rien et à rire de tout. Pas de doute, dans les scénarios d'Amanda Conner et Jimmy Palmiotti, toutes les facettes de sa personnalité sont respectées. L'humour totalement cinglé surgit de n'importe où, de n'importe quelle situation, et je me suis payée des fous rires monumentaux avec ce premier volume. 

Plus que tout, Harley Quinn est une vilaine qui ne se prend pas au sérieux. Les répliques pourries fusent de toutes parts et les réactions de l'héroïne sont le plus souvent imprévisibles et carrément décalées. J'ai particulièrement aimé le fait qu'Harley Quinn soit entièrement consciente qu'elle vit dans un comics, à l'instar de Dead Pool chez Marvel. Elle recrute d'ailleurs elle-même son dessinateur au début du tome, ce qui donne lieu à une succession de dessins de tous styles qui servent la dimension artistique de l'oeuvre.

Côté dessin justement, Chad Hardin signe l'immense majorité des planches, car c'est lui qu'Harley Quinn a retenu pour croquer ses aventures. Le trait est plein de détails tout en laissant la place au comique. Au niveau des couleurs, les tons sont vifs (comment ne pas l'être avec un personnage pareil ?) sans pour autant détonner avec l'univers urbain et plutôt obscur de Gotham. L'alternance des scènes de jour et de nuit (et de Harleen Quinzel / Harley Quinn) donne lieu à un jeu de couleurs tantôt lumineuses, tantôt sombres.

Bref, j'ai littéralement adoré ce premier tome des aventures de Harley Quinn et j'ai hâte de lire le suivant ! Je vous le recommande vivement si, comme moi, vous aimez les méchants qui ne se prennent pas au sérieux.

Harley Quinn, tome 1 d'Amanda Conner et Jimmy Palmiotti : ça déménage à Gotham !Harley Quinn, tome 1 d'Amanda Conner et Jimmy Palmiotti : ça déménage à Gotham !Harley Quinn, tome 1 d'Amanda Conner et Jimmy Palmiotti : ça déménage à Gotham !Harley Quinn, tome 1 d'Amanda Conner et Jimmy Palmiotti : ça déménage à Gotham !

Harley Quinn, tome 1 : Complètement marteau, Urban Comics, 2015, 232 pages
Scénario : Amanda Conner & Jimmy Palmiotti
Dessin : Chard Hardin & collectif
Couleur : Alex Sinclair, Paul Mounts & collectif