C'est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous hebdomadaire initié par Mallou et repris par Galleane.
La bannière a été créée par Galleane.




Qu'ai-je lu dernièrement ?

Que suis-je en train de lire ?
 

Que lirai-je ensuite ?

Et vous, que lisez-vous ?

Il est l'auteur de l'excellent Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir, du "thriller écolo-décalé" On ne peut pas lutter contre le système et des nouvelles "Un monde idéal" qui fleurissent sur son blog. J. Heska est certainement l'une de mes plus belles découvertes de l'année 2012. J'ai eu la chance de rencontrer ce jeune auteur débordant de vie et de sympathie en dédicace un soir d'hiver parisien, et de lui poser 3 questions.

Dans tes romans et tes nouvelles, tes personnages luttent souvent pour une cause juste, supérieure. Es-tu, au fond, un grand idéaliste ?
(Rires). Non ! Je suis même plutôt pessimiste dans la vie. Il est vrai que j'ai souvent tendance à imaginer des personnages désabusés, et j'ai en général envie d'histoires sombres. Mais j'ai été élevé dans la culture américaine des années 90 qui m'a donné le goût du happy end. Une chose est sûre : je n'essaie pas de faire passer, dans mes textes, un quelconque message, et si l'on y décèle un côté idéaliste et une envie de changer le monde, c'est tout à fait inconscient.

Tu as une écriture très fluide, très travaillée et beaucoup d'humour. Quels sont les écrivains dont le style et l'humour t'inspirent ?
En fait, j'écris avant tout des histoires pour me marrer. Mais comme j'aime les grands classiques, j'ai le goût de la description qui tombe juste. J'essaye d'écrire de manière cinématographique, et je place surtout l'écriture au service de mes histoires. J'ai été très marqué par La guerre du feu de J.-H. Rosny Aîné et par des écrivains plutôt fantastiques, tels que Bernard Werber, Aldous Huxley ou Philip K. Dick. Quant à l'humour, il vient pendant l'écriture. Je ne peux pas m'empêcher d'ajouter des blagues à mes histoires, je crois que cela relève de ma personnalité et de ma culture des années 90.

Parle-nous de ton prochain livre.
J'ai deux projets en cours. Le premier est un recueil des nouvelles "Un monde idéal", qui devrait être prêt début 2013. On y trouvera les nouvelles déjà publiées sur mon blog, que j'ai retravaillées, ainsi que 60 à 70 % d'inédits. Le second est un troisième roman, un peu dans le genre fantastique, qui devrait tourner autour du mythe du super héros revisité. Mais je n'en dirai pas plus, je vous laisse la surprise !

Les deux romans de J. Heska sont disponible aux formats papier et ebook sur Amazon
Allez jeter un oeil sur son blog, riche en pépites : www.jheska.fr


La crise de la quarantaine : faire le bilan de sa vie et décider d'en changer, c'est ce qui arrive à Sophie Parent dans ce roman léger et profond à la fois. Malheureusement, je n'ai pas du tout adhéré aux choix de Sophie et ma lecture s'en est lourdement ressentie...

Tout plaquer pour un nouveau départ
Le jour de ses 40 ans, Sophie Parent est foudroyée par une révélation : d'apparence heureuse et réussie, sa vie n'est qu'un désert vide de tout désir, elle qui a passé son temps à servir les autres au détriment d'elle-même, sans jamais demander, et donc recevoir, une once de reconnaissance de la part de ses proches. "Esclave" de sa mère, de son frère, de son conjoint et de ses deux filles, Sophie n'a jamais su s'affirmer en disant "non". Elle crée donc la surprise générale en les laissant tous en plan et en sautant dans un avion pour deux semaines de vacances à Cancún, Mexique. Débute alors un road-trip qui lui en fera voir de toutes les couleurs...

Dès les premières lignes, Sophie a un côté Joséphine Cortes dans la trilogie de Katherine Pancol : une femme paumée mais qui décide d'aller de l'avant et de vivre sa vie. Et surtout, une femme attachante, qui commet (beaucoup) d'erreurs mais les exploite pour avancer et grandir. Le style concis et léger, teinté d'expressions québécoises très authentiques, incite d'ailleurs à suivre Sophie dans ses aventures hors norme et à tourner les pages.

Les mauvais choix de Sophie
Malheureusement, j'ai été rapidement déçue par les choix de Sophie : qu'elle souhaite vivre sa vie et revendique respect et reconnaissance de la part de ses proches est une chose, louable d'ailleurs, mais qu'elle impose ses choix sans laisser place à la négociation, au point de renoncer à sa relation avec sa famille, m'a révoltée. Alors qu'elle a souffert de l'attitude personnelle des autres, Sophie reproduit ce comportement. Répondre à l'égoïsme par l'égoïsme ne me semble pas être la meilleure solution. 

J'ai par ailleurs trouvé les personnages un peu trop caricaturaux et manichéens, et j'ai surtout regretté que les évènements soient décrits du seul point de vue de Sophie. En mettant en scène une Sophie "victime" de son horrible famille qui ne pense qu'à l'exploiter pour la mettre à leur service, j'ai trouvé l'auteur trop partiale et ce parti pris a fini par m'agacer.

Tout au long de ma lecture, j'ai hésité sur mon adhésion ou non au comportement de Sophie. Chacun en fonction de sa personnalité appréciera ou non ce personnage, et beaucoup s'attacheront certainement à elle, qui a malgré tout le mérite de ne pas laisser indifférent.

L'escapade sans retour de Sophie Parent de Mylène Gilbert-Dumas, VLB Editeur, 2011, 340 pages
A paraître le 4 avril 2013 aux éditions Pocket.


J'avais depuis longtemps envie de lire un roman de Barbara Constantine, dont beaucoup de lecteurs qualifient les livres de "lectures-doudous". A peine ouvert, je me suis laissée transporter par les histoires de Mélie, cette mémé farceuse, et de ses acolytes au grand coeur. Simple, poétique et sans chichis, A Mélie, sans mélo est une dose de pur bonheur.

Profiter de la vie tant qu'on en a encore le temps
Oui, la vie est dure, la vie est moche, méchante et pleine de regrets. Ce n'est pas Mélie qui vous contredira, elle qui a connu la guerre, vit seule depuis que son mari est mort et vient d'apprendre qu'à 72 ans tout juste, elle a de gros problèmes de santé. Mais elle s'en fiche, Mélie, elle fait la nique à la mort et à ses problèmes. Pour Clara, sa petite fille, elle a décidé de faire des vacances d'été les meilleures que la petite ait jamais passées.

Il y a aussi Marcel qui ronchonne, Gérard l'hypocondriaque, Fanette qui cherche l'homme de sa vie... En mettant en scène des personnages cassés, parfois au bout du rouleau, mais qui ont le coeur sur la main et savent profiter des bons moments, Barbara Constantine fait s'envoler les tracas de la vie quotidienne et nous rappelle qu'au fond, le bonheur est sous notre nez : ce sont nos proches, nos enfants, nos amis qui nous gardent en vie et nous rendent heureux. Il suffit d'ouvrir les yeux. 

Mais tu sais, Marcel, si ça ne s'était pas passé comme ça, on aurait peut-être pas su... en profiter... Et puis surtout... on ne serait pas ici, maintenant... moi, la tête posée sur tes genoux, et toi, la main dans mes cheveux... à regarder les nuages nous caresser les yeux...

Alors, tu vois, Marcel, il faut rien regretter, hein...

Vraiment rien du tout.

De la poésie avec des mots simples
J'ai par-dessus tout aimé le style de l'auteur : dans A Mélie, sans mélo, les expressions argotiques côtoient  les mots doux et les paroles des chansons d'antan (notamment d'Yves Montand) pour former une harmonieuse poésie. Comme quoi, on n'est pas forcé d'utiliser des mots compliqués pour être poétique et exprimer la beauté de la vie. 

La lecture de ce petit livre dans lequel se succèdent des scènes de la vie de campagne, tranquille, joyeuse mais contemporaine m'a littéralement mis du baume au coeur. Et quelle sacré mémé, cette Mélie, j'aurais voulu la même !

A Mélie, sans mélo de Barbara Constantine, Le Livre de Poche, 2010, 247 pages


Pour la petite histoire...
J'ai rencontré Barbara Constantine en juin 2012 au salon Saint-Maur en Poche. Elle m'a parue extrêmement gentille et toute douce, au point que j'avais envie de passer l'après-midi avec elle, comme Mélie...


Livres cités :
♦ A Mélie, sans mélo de Barbara Constantine
♦ L'escapade sans retour de Sophie Parent de Mylène Gilbert-Dumas
♦ Le Diable dans la ville blanche de Erik Larson
♦ The Walking Dead, tome 11 de Robert Kirkman et Charlie Adlard
♦ L'homme qui voulait vivre sa vie de Douglas Kennedy
♦ La tulipe du mal de Jörg Kastner

Pour ne manquer aucune de mes vidéos, abonnez-vous à ma chaîne Youtube !
J'ai longtemps hésité à faire un bilan de mes lectures à la fin de chaque mois. Je trouvais ça un peu scolaire. Et puis, j'ai réfléchi et j'ai fini par changer de d'avis (y'a que les imbéciles...). 

Au final, c'est un bon moyen pour moi de donner mon avis express (surtout qu'il a tendance a mûrir après quelques semaines) et d'attribuer une note à chaque livre. Pour vous, c'est un bon moyen, je crois, de savoir un coup d'oeil ce que j'ai pensé de tel ou tel livre, sans avoir à vous cogner l'intégralité de mes vidéos C'est lundi, que lisez-vous ? pour trouver mon avis.

Le mois de janvier a été assez prolifique, même si certaines lectures ont été assez périlleuses : j'ai lu 5 livres et 4 comics.


Les dix femmes de l'industriel Rauno Rämekorpi de Arto Paasilinna
Un roman d'aventures drôle et décalé, mais assez répétitif et rapidement lassant. 
C'est loin d'être le meilleur Paasilinna.
Ma note : 13/20



A série grandiose, final grandiose ! Les co-auteurs maîtrisent à merveille le suspense qui est à son comble dans ce dernier épisode. Vivement la saison 2 !
Ma note : 19/20



Coup de coeur absolu ! L'histoire de Charlie m'a bouleversée et je pense encore sans arrêt aux enseignements à tirer de ce livre, même plusieurs semaines après l'avoir lu.
"We receive the love we think we deserve."
Ma note : 20/20



Ce devait être une lecture détente et sans prise de tête après The perks... Râté ! Malgré une bonne idée de départ, ce roman et ses personnages m'ont profondément agacés et je l'ai trouvé strictement sans intérêt.
Ma note : 8/20



A Mélie, sans mélo de Barbara Constantine
Un merveilleux petit livre plein de poésie qui nous remet en tête que, même si la vie est dure, moche et méchante, il vaut mieux profiter du bonheur d'avoir ses proches près de soi. Et quelle grand-mère, la Mélie, j'aurais adoré avoir la même !
Ma note : 18/20


    
    

Walking Dead : tomes 7 à 10 de Robert Kirkman et Charlie Adlard
A partir des tomes 7-8, le scénario s'accélère et toutes les certitudes des personnages sont mises à mal. J'ai été choquée de constater que Robert Kirkman est prêt à tout avec le scénario et les personnages, et la lecture n'en est que meilleure, pleine de surprises.
Ma note : 19/20


Et vous, qu'avez-vous lu ce mois-ci ?


Mieux vaut tard que jamais ! Alors que les Livraddictiens entament leur quatrième édition du challenge Livra'deux pour Pal'addict, voilà que je m'intéresse enfin à ce challenge ! Et c'est grâce à Mysweetlies qui est venue me chercher et m'a proposé de participer avec elle.

Le principe est simple : chacune choisit, dans la PAL de l'autre, trois livres qu'elle aimerait que l'autre lise. Sur ces trois livres, on choisit celui que l'on veut lire, et voilà !

Mysweetlies et moi avons grosso modo les mêmes goûts en matière de lecture, le challenge s'annonce donc palpitant !


Mysweetlies a choisi dans ma PAL :

          

Comme c'est un auteur que j'ai envie de découvrir depuis longtemps, j'ai choisi Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil de Haruki Murakami.


J'ai choisi dans la PAL de Mysweetlies :

          

Mysweetlies a choisi Une place à prendre de J.K. Rowling.


Nous avons jusqu'au 30 avril pour lire le livre que nous avons choisi et en faire une chronique sur notre blog.

Pour participer au challenge Livra'deux pour Pal'addict, rendez-vous sur le forum Livraddict.